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La collégiale de San Sebastián est le résultat de nombreux ajouts et rénovations realisés au cours des siècles. L’architecte Diego de Vergara a été chargé en 1548 de superviser les travaux.                                                La collégiale a été transformée et embellie en 1692 à l’occasion de l’arrrivée de l’Insigne Colegial depuis l’église de Santa Maria. Le style originel de la Collégiale s’approche de celui de la Renaissance. Le magnifique portail se divise en trois parties. La partie inférieure est encadrée par des paires de colonnes aux fûts cannelés et aux chapiteaux de style corinthien et de composition légèrement fantastique. Les écoinçons de l’arc d’entrée sont décorés de deux boucliers renfermant les bustes de Saint Jacques et Saint Philippe. Le second corps présente des balustres et des niches dont les éléments décoratifs sont en forme de coquille Saint-Jacques “venera” de faible profondeur et occupées par les sculptures de Saint Pierre, Saint Paul et Saint Sébastien. Dans la partie supérieure figurent les armes de l’empereur Charles Quint insérées dans un aigle bicéphale. A noter également sur la façade un “Hercule enfant” ainsi que les représentations du crépuscule et de la nuit qui ont été placées dans l’air, sans doute à la suite d’une erreur des tailleurs de pierres. La tour est très intéressante ; la construction a été iniciée par Ignacio de Urzueta et continuée à partir de 1701 par l’architecte local Andrés de Burgueño. Plus tard, en 1722, Nicolás Mejias, remplaca la flèche primitive par une autre qui fut détruite en 1926 au cours d’un incendie et remplacée deux ans plus tard par la flèche actuelle. L’angelot, nom populaire donné à l’ange gardien qui couronne la tour et qui sert de girouette, est le seul élément original de la façade. Les différents corps en briques de la tour présentent une structure complexe. Leur décoration générale est faite d’applications en argile modelées, taillées et réparties avec une certaine élégance. L’intérieur de l’église se divise en trois nefs séparées par des colonnes de style ionique adossées sur lesquelles reposent des arcs en plein cintre. Les nefs étaient autrefois couvertes d’un plafond à caissons en bois ; aujourd’hui, elles sont recouvertes par des voûtes en plâtre. On ne sait rien de la chapelle principale primitive puisqu’elle fut entièrement détruite par une explosion. Dans le centre de la nef se dresse le choeur avec des stalles en bois provenant du couvent désamortissé de San Agustin et deux orgues de style baroque. Sur les marches du presbytère se trouve le tabernacle en bois doré, provenant de l’église collégiale. En ce qui concerne les retables, il convient de mentionner celui de Santa Maria de la Esperanza qui occupe le chevet de la nef de l’Evangile, oeuvre de Bernard de Simon de Pineda. D’une époque antérieure à ce retable figurent les statues de San Sebastián et de Santa Maria de la Esperanza, sculptures gothiques du début du XVe siècle bien qu’elles furent en partie rénovées à la fin du XVIIe siècle. Dans la nef de l’Evangile, à côté de la porte de la Sacristie repose la sépulture de Rodrigo de Narvaez, premier maire de la ville. Dans la nef de l’Epître, se trouvent une dolorosa à vêtir de la fin du XVIIIe siècle dont l’auteur est vraisemblablement Miguel Márquez et, au chevet, le retable de la Virgen de la Antigua, statue de style Renaissance, provenant de la Collégiale de Santa Maria d’une composition très élégante et d’un façonnage parfait. Dans l’entrée, sur le mur de l’arrière-choeur se dresse un spectaculaire retable de style néogothique datant de la fin du XIXe siécle. Ses niches sont occupées par trois oeuvres d’Andrés de Carvajal : au centre, figure le Christ del Mayor Dolor, la plus belle oeuvre de l’artiste représentant Jésus après la flagellation, à genoux et en train de ramasser sa tunique. Une grande partie de l’ancien et très riche trésor de la Collégiale fut amenée dans cette église et est exposée actuellement au musée municipal.