Ce monastère des Religieuses Minimes consacré à Sainte Euphémie, l’une des patronnes de la ville, a été fondé en 1601. L’église actuelle a été érigée entre 1739 et 1763 par l’architecte Cristóbal Garcia. Elle présente à l’extérieur un jeu de volumes et de toitures pour le moins singulier, le campanile et la niche suspendue, en hauteur de la Sainte Patronne se distinguant tout particulièrement. Son plan octogonal est merveilleusement bien développé en hauteur mais masqué dans ses parties basses par des constructions adossées. L’intérieur se présente comme un espace unique et centré malgré la présence d’une chapelle, d’un haut chœur et d’un bas choeur situés dans le même axe. Le tracé présente un ensemble gigantesque de pilastres et de corniches en saillie qui se mélangent avec des éléments doriques et ioniques. Les trumeaux concaves qui alternent avec des arcs en plein cintre et des arcs surbaissés provoquent une articulation de lignes baroques. La chapelle principale est couronnée d’une petite coupole avec des ornements en plâtre de style rococo. Dans la niche, sur un socle et sur un petit temple doré se trouve la statue de la Sainte patronne Sainte Euphémie, œuvre d’Andrés de Carvajal. Le retable principal est vert foncé, avec les bords dorés et la décoration est de style rococo. En face, se trouve le très beau retable de la Virgen de los Dolores, aux lignes mouvantes et de style rococo. La statue est une belle Vierge à vêtir datant de 1745 de Séville. De chaque côté de la grande chapelle se trouvent deux retables avec les statues de San Francisco de Paula (Saint François de Paule) du XVIIe siècle et la Virgen del Rosario. Sous ces sculptures, dans de petites niches sont situés un très petit San José du XVIIIe siècle et un San Juan en train de baptiser en argile polychrome.